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Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ? Est-ce normal ou dangereux ? Une explication scientifique.

  • Photo du rédacteur: Vet. Tek. Fatih ARIKAN
    Vet. Tek. Fatih ARIKAN
  • 24 déc. 2025
  • 27 min de lecture

Qu’est-ce que le comportement alimentaire des animaux de compagnie qui consiste à manger de l’herbe ?

Chez les chats et les chiens , le comportement alimentaire consistant à brouter l'herbe est une activité instinctive qui se traduit par l'arrachage et la mastication ou l'ingestion de brins d'herbe ou de plantes à feuilles. Ce comportement est observé depuis des millénaires, non seulement chez les animaux domestiques modernes, mais aussi chez les félins et les canidés sauvages. Par conséquent, la consommation de végétaux par les animaux domestiques est considérée comme une continuation de la mémoire génétique de l'espèce.

Les chats sont des carnivores stricts, c'est-à-dire qu'ils tirent leurs besoins nutritionnels de base des protéines animales. Cependant, ce statut n'exclut pas totalement la consommation de végétaux. Les chats peuvent occasionnellement en consommer pour faciliter leur digestion ou satisfaire leurs instincts . Les chiens, quant à eux, sont omnivores ; la consommation d'herbe est donc une activité beaucoup plus courante chez eux que chez les chats.

Ce comportement est souvent considéré comme normal. Il fait partie de la façon dont l'animal explore son environnement, traite les signaux olfactifs et maintient sa routine naturelle à la maison. Cependant, chez certains animaux de compagnie, lorsque ce comportement est très fréquent ou s'accompagne de symptômes tels que vomissements , diarrhée , léthargie ou perte d'appétit, le fait de manger de l'herbe peut devenir un signe d'alerte.

En résumé, le fait que les chats et les chiens mangent de l'herbe n'est pas considéré comme un signe de maladie en soi. Il s'agit d'un comportement normal, naturel et fréquent. Toutefois, il convient de prendre en compte à la fois le comportement observé, sa fréquence et l'état de santé général de l'animal.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ? Explications scientifiques

Il existe de nombreuses explications scientifiques à la consommation d'herbe par les animaux domestiques. L'hypothèse la plus communément admise est que l'herbe apporte un soutien mécanique au système digestif, stimulant la motilité de l'estomac et des intestins. Riche en fibres, elle facilite le transit intestinal et contribue à une meilleure élimination des déchets.

L'analyse du contenu stomacal des ancêtres des chiens sauvages a révélé la consommation de végétaux partiellement digérés, retrouvés dans le système digestif de leurs proies. Ceci indique une adaptation évolutive permettant aux chiens de consommer des végétaux. Bien que moins fréquente chez les chats, une consommation occasionnelle de végétaux a également été observée chez les félins sauvages.

Une autre explication scientifique concerne les micronutriments contenus dans certaines graminées. Les plantes riches en acide folique et en certaines vitamines B peuvent contribuer à satisfaire des besoins métaboliques spécifiques, notamment chez les chats. Toutefois, cela n'est pas indispensable à tous les animaux et ne constitue qu'une motivation biologique possible.

Les spécialistes du comportement animal suggèrent que manger de l'herbe peut constituer un comportement apaisant. Dans la nature, les animaux reniflent, mâchent et analysent les stimuli de leur environnement, notamment l'herbe. Le maintien de ce comportement à l'intérieur d'un animal indique qu'il s'agit d'un comportement conforme à ses instincts naturels.

En conclusion, les données scientifiques montrent que le comportement de consommation d'herbe ne repose pas sur une cause unique, mais constitue un comportement complexe et multifactoriel. La digestion, l'instinct évolutif, la psychologie et la biochimie nutritionnelle sont les principaux éléments qui interviennent dans ce comportement.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Causes physiques et comportementales du comportement alimentaire consistant à manger de l'herbe

L'aspect physiologique du comportement alimentaire lié à la consommation d'herbe est principalement lié au système digestif. Les plantes riches en fibres stimulent le transit intestinal, régulent la vidange gastrique et facilitent l'élimination des résidus non digérés dans les selles. C'est pourquoi certains chiens et chats peuvent consommer de l'herbe instinctivement. Ce comportement est particulièrement fréquent chez les animaux souffrant de constipation, d'indigestion ou de troubles digestifs légers.

D'un point de vue comportemental, manger de l'herbe est un prolongement naturel de la curiosité et du comportement exploratoire d'un animal. En particulier pour les chats ayant peu de contacts avec l'extérieur ou vivant en intérieur, l'herbe peut enrichir leur environnement. Certains animaux peuvent avaler de l'herbe par inadvertance en la mâchant, car ils aiment jouer avec. D'autres en consomment pour la stimulation olfactive qu'elle procure.

Le stress, l'ennui, l'excès d'énergie et la recherche d'attention peuvent également déclencher le comportement alimentaire des animaux qui mangent de l'herbe. On sait que ces animaux consomment plus fréquemment de l'herbe dans des environnements pauvres en stimuli. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes animaux, qui ont tendance à explorer leur environnement avec leur bouche.

Les facteurs physiques et comportementaux sont souvent étroitement liés. Lorsqu'un animal mange de l'herbe, il peut à la fois soulager son système digestif et interagir avec son environnement de façon naturelle. Par conséquent, le contexte global du comportement alimentaire lié à la consommation d'herbe doit être évalué en fonction des habitudes de l'animal, de ses conditions de vie et de son état de santé général.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Avantages potentiels de l'alimentation à base d'herbe chez les chats et les chiens

Le fait de manger de l'herbe peut apporter divers bienfaits physiologiques et comportementaux à de nombreux animaux de compagnie. Bien que la nature exacte de ces bienfaits varie d'un animal à l'autre, il apparaît généralement que beaucoup d'animaux se sentent plus à l'aise après avoir consommé de l'herbe.

Les plantes riches en fibres peuvent augmenter le transit intestinal et faciliter la digestion. Ceci est particulièrement utile pour éliminer les matières difficiles à digérer. On sait que certains animaux défèquent plus facilement après avoir mangé de l'herbe.

On pense également que la consommation de plantes médicinales procure un soulagement psychologique. En particulier pour les chats qui ne sortent pas et les chiens d'appartement, le fait de renifler, de mâcher et d'interagir brièvement avec les plantes contribue au maintien de leurs comportements naturels. Cela peut contribuer à réduire le stress et à améliorer leur bien-être comportemental.

De plus, certaines plantes contiennent des micronutriments comme l'acide folique. Ce dernier joue un rôle dans des fonctions biologiques importantes telles que le renouvellement cellulaire et le transport de l'oxygène. C'est pourquoi on pense que certains chats préfèrent instinctivement les plantes aux compléments alimentaires.

En résumé, manger de l'herbe n'est pas toujours un mauvais comportement. Accompagné de plantes adaptées et sans danger, ce comportement peut contribuer à la santé physique et psychologique de l'animal.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Risques et dangers potentiels liés à la consommation d'herbe

Bien que manger de l'herbe soit souvent considéré comme normal, ce comportement peut, dans certains cas, présenter un risque pour les animaux domestiques. La consommation de plantes cultivées dans des environnements non contrôlés peut entraîner l'ingestion de substances chimiques nocives telles que des toxines, des résidus de pesticides, des insecticides ou des métaux lourds. L'herbe des rues, des parcs ou des bords de route est souvent traitée avec des produits chimiques comme des pesticides ou des engrais. Il est donc important d'empêcher les animaux de manger de l'herbe dans ces zones.

Un autre danger lié à la consommation d'herbe est le risque de lésions mécaniques à la gorge et à la cavité buccale. Les feuilles d'herbes particulièrement coriaces, les tiges d'orge sauvage ou les hautes herbes épineuses peuvent notamment provoquer des égratignures de la muqueuse buccale, une irritation de la langue ou une irritation du pharynx. L'animal peut alors ressentir de la douleur, une salivation accrue ou des difficultés à avaler.

Du point de vue digestif, certains animaux peuvent vomir de façon répétée après avoir mangé de l'herbe. Les vomissements ne sont pas toujours un signe de maladie, mais des problèmes tels que les ulcères d'estomac, la gastrite, la pancréatite et la présence de corps étrangers ne doivent pas être négligés chez les animaux qui vomissent fréquemment. De plus, la consommation d'herbe peut provoquer une occlusion intestinale chez certains animaux. L'ingestion de grandes quantités de plantes à fibres longues, en particulier, peut entraîner l'accumulation de matières non digérées dans les intestins et causer des occlusions. Il s'agit d'un problème vétérinaire grave nécessitant une intervention immédiate.

L'ingestion de plantes toxiques représente un danger majeur. Les lys, les dieffenbachias, les lauriers-roses, le lierre et certaines plantes ornementales peuvent être extrêmement toxiques pour les chats et les chiens. Même de petites quantités de ces plantes peuvent entraîner une insuffisance rénale, des troubles du rythme cardiaque, des symptômes neurologiques, voire une intoxication mortelle. Par conséquent, si un chat ou un chien ingère des plantes, il est impératif d'évaluer la toxicité des plantes environnantes.

En conclusion, le fait de manger de l'herbe n'est pas toujours sans danger. Choisir les bonnes plantes et des zones sécurisées est essentiel pour préserver la santé de l'animal. Savoir reconnaître les signes de dangerosité est crucial pour intervenir rapidement.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Lien avec les vomissements, la diarrhée et les troubles digestifs

Le comportement de consommation d'herbe est souvent considéré comme un instinct naturel lié au système digestif. Les animaux, notamment ceux souffrant de troubles digestifs, peuvent manger de l'herbe pour soulager leurs douleurs abdominales ou faciliter la digestion. Grâce à sa structure fibreuse, l'herbe peut stimuler mécaniquement l'estomac, augmentant ainsi les contractions et pouvant provoquer des vomissements. Bien que cela puisse paraître indésirable chez la plupart des animaux, dans certains cas, cela permet d'évacuer le contenu de l'estomac responsable de l'inconfort.

Cependant, la consommation d'herbe n'entraîne pas systématiquement de vomissements. De nombreux chiens et chats mangent de l'herbe, la digèrent et poursuivent leur vie sans présenter aucun symptôme. La présence ou l'absence de vomissements n'indique pas nécessairement un comportement anormal lié à la consommation d'herbe. Par conséquent, le simple fait de vomir ne signifie pas forcément que le comportement est anormal.

Le lien avec la diarrhée est plus complexe. Une consommation excessive de plantes fibreuses peut augmenter la motilité intestinale, entraînant des selles liquides. Certains animaux peuvent présenter une diarrhée légère, généralement passagère. Si la diarrhée persiste et s'accompagne de symptômes tels qu'une perte d'appétit, une faiblesse ou des selles sanglantes, il convient d'envisager la possibilité d'une maladie gastro-intestinale sous-jacente à l'origine du comportement alimentaire.

En cas de maladies gastro-intestinales sous-jacentes, les animaux peuvent chercher à se soulager en mangeant de l'herbe. Une gastrite, un reflux gastro-œsophagien, des parasites intestinaux, une pancréatite ou la présence d'un corps étranger peuvent provoquer des troubles digestifs et entraîner une consommation plus fréquente d'herbe. Des vomissements ou des diarrhées répétés peuvent indiquer que ce comportement est un symptôme.

En conclusion, il est inexact d'affirmer que le comportement de consommation d'herbe est systématiquement associé à des vomissements et à la diarrhée. Toutefois, étant donné son lien étroit avec le système digestif, ce comportement doit faire l'objet d'une évaluation attentive, notamment s'il s'accompagne de troubles digestifs récurrents.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Maladies provoquant un comportement alimentaire excessif chez les chats et les chiens

Si manger de l'herbe est tout à fait normal chez certains animaux de compagnie, chez d'autres, cela peut être un signe précoce d'une maladie sous-jacente. Les troubles, notamment ceux liés au système digestif, peuvent entraîner une consommation plus fréquente d'herbe. En cas de gastrite, d'ulcères d'estomac, de gastro-entérite ou de pancréatite, les animaux peuvent manger de l'herbe instinctivement pour soulager leurs douleurs abdominales. Ce comportement s'accompagne souvent de vomissements, d'une perte d'appétit, d'une mauvaise haleine ou de léthargie.

Les infections parasitaires internes sont une cause importante du comportement alimentaire des animaux qui consomment de l'herbe. Les vers intestinaux, les ténias et les ankylostomes irritent le système digestif, provoquant une gêne chez l'animal. Dans ce cas, les animaux peuvent consommer de l'herbe pour atténuer cette gêne. Une charge parasitaire élevée peut entraîner simultanément une augmentation de la consommation d'herbe, des modifications de l'appétit et une perte de poids.

Le reflux gastro-œsophagien et l'excès d'acidité gastrique font également partie des affections pouvant entraîner la consommation d'herbe. Les animaux souffrant de reflux ressentent une sensation de brûlure à l'estomac et se tournent vers l'herbe pour soulager cette gêne. Chez certains chats, la consommation d'herbe est fréquente en cas de gastrite chronique ou de maladie inflammatoire de l'intestin.

Si un corps étranger est présent dans l'intestin, l'animal sera agité et pourra se mettre à brouter. Ceci est extrêmement dangereux car le corps étranger augmente le risque d'obstruction et de perforation. Le fait de brouter peut masquer la présence du corps étranger et retarder le diagnostic.

De plus, des maladies systémiques telles que les maladies rénales , les troubles hépatiques, les déséquilibres électrolytiques et l'anémie peuvent indirectement entraîner une augmentation du comportement de consommation d'herbe. Lorsqu'un animal se sent mal à l'aise, il peut instinctivement consommer les plantes qui l'entourent.

Par conséquent, même si le fait de manger de l'herbe n'est pas en soi un signe de maladie, cela peut constituer un indicateur précoce de certains problèmes de santé. Une consultation vétérinaire est importante si ce comportement s'intensifie et s'accompagne d'autres symptômes.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Quand faut-il consulter un vétérinaire ?

Le fait pour un animal de manger de l'herbe est souvent sans danger, mais dans certains cas, une intervention vétérinaire urgente peut s'avérer nécessaire. Si l'animal vomit à plusieurs reprises après avoir mangé de l'herbe, si les vomissements deviennent importants ou si des vomissements sanglants sont observés, cela peut indiquer un problème gastro-intestinal grave. Des vomissements répétés, en particulier, peuvent être le signe d'affections telles que des ulcères d'estomac ou une pancréatite.

Une diarrhée durant plus de 24 à 48 heures, la présence de sang dans les selles ou une grande difficulté à déféquer sont autant de symptômes nécessitant une évaluation clinique. Une diarrhée prolongée peut entraîner des pertes d'électrolytes, une déshydratation et une perte de poids. Une intervention précoce est donc essentielle.

Des difficultés respiratoires, une salivation excessive, un léchage des babines ou une léthargie soudaine chez un animal après ingestion d'herbe peuvent indiquer une intoxication par les plantes. L'ingestion de plantes toxiques peut avoir de graves conséquences, notamment chez le chat, comme une insuffisance rénale.

Lorsque des animaux errants ingèrent des herbes folles, il arrive fréquemment que des épines se logent dans leur bouche, leur gorge ou leurs fosses nasales. Cela peut provoquer une gêne soudaine, de la toux, des éternuements, des grattages de la bouche avec les pattes ou de l'agitation. Dans ces cas, une consultation vétérinaire immédiate est indispensable.

Un comportement extrême est également un signe d'alerte. Si l'animal se met à manger de l'herbe beaucoup plus souvent que d'habitude, ou même à s'attaquer aux plantes d'intérieur lorsqu'il ne trouve pas d'herbe, il peut souffrir d'un problème de santé sous-jacent. C'est particulièrement fréquent en cas d'anémie, de troubles endocriniens ou d'affections gastriques chroniques.

Enfin, le comportement alimentaire des jeunes animaux, notamment leur consommation d'herbe, doit être évalué avec une attention particulière. Les chatons et les chiots, dont le système immunitaire et digestif est plus fragile, peuvent être plus vulnérables aux plantes toxiques. Par conséquent, un examen clinique est recommandé dans tous les cas inhabituels.

Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?

Espèces de graminées sûres et dangereuses

Lorsqu'on évalue le comportement d'un animal domestique face à l'herbe, la sécurité de celle-ci est primordiale. Les herbes sans danger sont généralement des plantes riches en fibres et non toxiques, comme l'herbe sauvage, le chiendent, l'orge et l'avoine. Ces herbes sont bénéfiques pour le système digestif et répondent aux besoins comportementaux de l'animal. Les mélanges d'herbe cultivés à domicile sont parmi les options les plus sûres en raison de leur faible risque de contamination.

Cependant, toutes les herbes qui poussent dans la nature ou en ville ne sont pas sans danger. Les pelouses des parcs urbains sont souvent traitées aux pesticides, aux produits chimiques agricoles ou aux engrais chimiques. L'ingestion de ces substances par les animaux peut entraîner de graves problèmes de santé tels que vomissements, diarrhée, symptômes neurologiques ou lésions rénales et hépatiques. La végétation qui pousse en bord de route présente également des risques liés aux gaz d'échappement, à la pollution par les métaux lourds et à la contamination bactérienne.

Certaines graminées sont dangereuses pour l'animal. En particulier, les variétés d'orge sauvage, les épis épineux et les herbes longues et piquantes peuvent se loger dans la bouche, la gorge ou les fosses nasales et provoquer des blessures. Dans ce cas, l'animal peut devenir soudainement agité, se gratter la bouche avec les pattes, saliver abondamment, ou encore tousser et éternuer. Ces graminées sont extrêmement dangereuses et leur consommation est à proscrire.

De plus, certaines plantes sont toxiques et peuvent provoquer un empoisonnement grave, même en petite quantité. Les lys, le laurier-rose, le dieffenbachia, l'aloès, certaines fougères, le lierre et le caoutchouc sont dangereux pour les animaux domestiques. L'ingestion de plantes toxiques peut entraîner des complications telles qu'une insuffisance rénale, des vomissements, une salivation excessive, des convulsions, une diminution du volume des urines et des lésions organiques potentiellement mortelles.

En conclusion, le choix d'une herbe saine est essentiel pour éviter tout risque lié à son ingestion. En intérieur, il est préférable d'opter pour une herbe cultivée dans des conditions contrôlées, tandis qu'en extérieur, les plantes consommées par l'animal doivent être surveillées attentivement.


Guide pour faire pousser du gazon sans danger (herbe à chat / herbe à chien) chez soi

Cultiver du gazon sans danger pour les animaux domestiques favorise leur comportement naturel de broutage et prévient les risques d'empoisonnement. Faire pousser du gazon chez soi est assez simple et, bien mené, offre à votre animal un accès régulier à une végétation saine et propre. Les variétés les plus courantes sont le gazon de blé, le gazon d'orge et le gazon d'avoine. Ces plantes poussent rapidement, sont non toxiques et extrêmement riches en fibres.

L'endroit idéal pour faire pousser du gazon est un rebord de fenêtre bien éclairé. Un arrosage régulier est nécessaire après le semis, mais il ne faut pas trop arroser le sol. Un excès d'humidité peut favoriser le développement de moisissures, rendant le gazon toxique pour les animaux. Les graines germent généralement en 5 à 7 jours et atteignent une longueur adaptée à la consommation animale. Le gazon est le plus frais et le plus nutritif durant la première semaine suivant la germination.

Le principal avantage de cultiver du gazon en intérieur est l'absence de pesticides, de métaux lourds et de contamination bactérienne, contrairement aux plantes d'extérieur. Cela facilite également le contrôle de la consommation d'herbe par votre animal, la surveillance de son comportement et une intervention si nécessaire. Certains animaux préfèrent les jeunes pousses fraîches à l'herbe haute ; il est donc possible de tondre régulièrement le gazon.

Pour conserver la fraîcheur du gazon cultivé, il est essentiel de maintenir un équilibre entre le sol, l'eau et la lumière. Dès que le gazon jaunit ou moisit, il faut le remplacer immédiatement et ne pas le donner aux animaux. Il est également recommandé de placer le bac à gazon dans un endroit sûr et facilement accessible aux animaux.

Cultiver de l'herbe à l'intérieur est une méthode saine et sans danger qui favorise les comportements naturels des animaux. C'est un outil important d'enrichissement du milieu de vie, notamment pour les chats d'intérieur, car il leur permet de garder un lien avec le monde extérieur.

Risques d'empoisonnement et plantes à connaître

Manger de l'herbe est un comportement normal, mais l'ingestion de certaines plantes peut entraîner une intoxication grave chez les animaux domestiques. Les plantes toxiques sont particulièrement dangereuses pour les chats, car leur système enzymatique hépatique ne métabolise pas efficacement de nombreuses toxines. Par conséquent, même une petite feuille peut provoquer de graves lésions organiques.

Les lys (en particulier les lys d'intérieur, les lys de Pâques et les lys tigrés) figurent parmi les causes les plus fréquentes d'insuffisance rénale aiguë chez le chat. Une seule feuille, un fragment de feuille ou même du pollen peut lui être fatal. Bien que la toxicité soit moindre chez le chien, les lys peuvent provoquer une grave irritation gastro-intestinale. Il est donc conseillé de ne pas placer de compositions florales contenant des lys à l'intérieur.

Le laurier-rose, le dieffenbachia, l'oreille d'éléphant, le caoutchouc, certaines fougères et certaines espèces de lierre sont toxiques pour les chats et les chiens. L'ingestion de ces plantes peut provoquer une salivation excessive, des vomissements, des brûlures buccales, de la diarrhée, des troubles du rythme cardiaque, des symptômes neurologiques et un collapsus soudain. Les feuilles de dieffenbachia, en particulier, causent des brûlures chimiques dans la bouche et des douleurs intenses.

Bien que l'aloe vera soit généralement reconnu pour ses bienfaits sur l'homme, l'aloïne, substance présente dans la partie interne de la plante, est toxique pour les chats et les chiens. Son ingestion peut provoquer des vomissements, des diarrhées et des troubles neurologiques. De nombreuses plantes ornementales contiennent également des cristaux d'oxalate dans leurs feuilles. Ces cristaux irritent la bouche de l'animal, entraînant des difficultés à avaler, une salivation excessive et une gêne importante.

Certaines plantes sauvages qui poussent à l'extérieur sont également toxiques. Les plantes ressemblant au lierre, les champignons et les fleurs aux couleurs vives sont particulièrement dangereuses pour les animaux. Il est donc essentiel de surveiller ce que mangent les animaux laissés sans surveillance à l'extérieur.

En conclusion, garantir la sécurité de l'alimentation des herbivores repose sur une évaluation minutieuse des plantes environnantes. Toutes les plantes utilisées à la maison ou au jardin doivent faire l'objet d'une évaluation de leur toxicité, et les plantes à risque doivent être complètement éliminées.

Causes psychologiques et environnementales du comportement alimentaire lié à la consommation d'herbe

Le fait de manger de l'herbe n'est pas uniquement dû à des raisons physiologiques. De nombreux animaux de compagnie adoptent ce comportement en lien avec des facteurs psychologiques et environnementaux. Une consommation accrue d'herbe est particulièrement fréquente chez les animaux stressés, qui s'ennuient, manquent de stimulation ou se sentent seuls. C'est notamment le cas des chats d'intérieur, dont l'espace de vie restreint nécessite une stimulation environnementale. Les plantes peuvent constituer pour les chats une source de stimulation naturelle grâce à leur odorat, leur mouvement et leur goût.

Chez les chiens, le fait de manger de l'herbe est généralement un prolongement de leur exploration de l'extérieur. Lors des promenades, les chiens analysent les odeurs qui les entourent, examinent les objets et peuvent mâchouiller les plantes qui éveillent leur curiosité. Ce comportement est considéré comme faisant partie à la fois de leur exploration de l'environnement et de leurs instincts naturels de troupeau.

De plus, la recherche d'attention peut inciter certains animaux à manger de l'herbe. Si le propriétaire réagit négativement et empêche l'animal de brouter, ce comportement risque de se répéter. Il est donc important de prendre en compte les besoins sociaux de l'animal lors de l'évaluation de ce comportement.

Les carences environnementales sont une cause fréquente du comportement de broutage de l'herbe. Le manque de jouets, l'insuffisance de temps de jeu, la vie en confinement, le manque de socialisation et une routine quotidienne monotone conduisent l'animal à développer spontanément des comportements alternatifs, dont le broutage de l'herbe.

Enfin, le maintien des comportements instinctifs est également un facteur important. Dans la nature, les chats et les chiens reniflent, mâchent et utilisent les plantes pour interagir avec leur environnement. Poursuivre ces comportements naturels à la maison contribue au bien-être psychologique de l'animal.


Comportement alimentaire des chatons et des chiots (herbivorie)

Chez les chatons et les chiots, manger de l'herbe est un comportement à la fois plus fréquent et motivé par la curiosité que chez les adultes. Les chatons explorent le monde avec leur bouche. Ils mâchent, lèchent ou avalent des objets pour en comprendre la texture, l'odeur et le goût. Par conséquent, manger de l'herbe est considéré comme un processus de développement, particulièrement entre 2 et 6 mois.

Le système digestif des jeunes animaux n'étant pas encore complètement mature, la consommation d'herbe peut provoquer plus rapidement des vomissements ou des diarrhées. Bien que ces symptômes soient souvent passagers, il est important de surveiller attentivement les jeunes animaux, car ils sont plus sensibles à la déshydratation et aux pertes d'électrolytes. En cas de vomissements ou de diarrhée importants, leur état peut se détériorer plus rapidement et une intervention précoce est nécessaire.

De plus, le système immunitaire des jeunes animaux est encore en développement. Par conséquent, les bactéries, les œufs de parasites ou les résidus de pesticides présents sur l'herbe extérieure représentent un risque accru pour leur progéniture. Il est particulièrement important de ne pas laisser les jeunes animaux récemment exposés paître sans surveillance.

Certains oursons peuvent confondre le fait de manger de l'herbe avec le jeu. Tirer, mâcher ou déchirer l'herbe peut alors être perçu comme un jeu. Dans ce cas, ce comportement est tout à fait naturel et peut s'atténuer avec le temps. Proposer aux oursons des jouets adaptés, des matériaux à mâcher et un environnement stimulant peut contribuer à réduire l'intensité de ce comportement.

En conclusion, le comportement de broutage chez les chiots et les chatons est souvent motivé par la curiosité et l'exploration. Cependant, en raison des risques digestifs, immunitaires et d'intoxication, ce comportement doit toujours se dérouler dans un environnement contrôlé.

Habitudes alimentaires des animaux castrés

Chez les chats et les chiens stérilisés, les changements hormonaux peuvent accentuer certains comportements, comme la consommation d'herbe. Après la stérilisation, le métabolisme ralentit, l'appétit peut augmenter et la tolérance au stress peut être modifiée. Ces facteurs peuvent indirectement influencer la fréquence à laquelle l'animal mange de l'herbe.

Certains animaux castrés présentent une diminution de leur activité comportementale, ce qui les amène à rechercher davantage de stimuli environnementaux. L'animal peut avoir besoin d'un nouveau stimulus dans sa routine et commencer alors à s'intéresser à l'herbe ou aux plantes d'intérieur. Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les animaux laissés seuls à la maison et qui n'ont pas suffisamment d'occasions de jouer et de se dépenser.

La prise de poids est fréquente chez les animaux castrés. La constipation et le ralentissement de la digestion dus à cette prise de poids peuvent également les inciter à brouter l'herbe. L'animal peut alors se tourner vers des plantes riches en fibres pour se soulager. Cette situation est plus courante chez les animaux castrés en surpoids ou obèses.

Les changements hormonaux ayant une incidence sur l'humeur, certains animaux peuvent interagir davantage avec les plantes de leur environnement pour gérer leur stress. Il est donc important d'observer les changements de comportement après la stérilisation et de fournir à l'animal un environnement adapté.

En conclusion, même si la stérilisation ne déclenche pas directement le comportement de consommation d'herbe, des changements physiologiques et comportementaux indirects peuvent entraîner une augmentation de la fréquence de ce comportement.

Lien avec les carences nutritionnelles (vitamine B12, fibres, folate, etc.)

L'une des raisons possibles du comportement herbivore chez les chats et les chiens est une carence nutritionnelle. Bien que cette théorie ne s'applique pas à tous les animaux, on pense que certains d'entre eux se tournent vers les végétaux pour combler leurs besoins spécifiques en micronutriments. L'acide folique (B9), la vitamine B12, les fibres et certains minéraux sont particulièrement importants dans ce contexte.

L'acide folique est une vitamine essentielle à la synthèse de l'ADN, à la division cellulaire et à la production de globules rouges. Dans leur milieu naturel, les prédateurs obtiennent l'acide folique grâce au contenu stomacal de leurs proies. Chez les animaux domestiques, on pense qu'une carence en acide folique peut déclencher un comportement de broutage excessif d'herbe. Certaines études ont rapporté une diminution de ce comportement chez les chats ayant reçu des suppléments d'acide folique. Cependant, ces résultats n'ont pas été confirmés par tous les essais cliniques.

Une carence en vitamine B12 peut entraîner des troubles digestifs et une modification de l'appétit, notamment chez les animaux âgés. On a observé que les animaux souffrant de malabsorption intestinale cherchent à soulager leurs troubles gastro-intestinaux en consommant de l'herbe. Cependant, la carence en B12 se manifeste souvent par des signes cliniques évidents et ne se résume pas à un simple comportement alimentaire.

Une carence en fibres peut se développer, notamment chez les animaux de compagnie, en raison de leur consommation d'aliments transformés. Bien que les aliments de haute qualité contiennent des fibres, certains animaux sont physiologiquement capables d'en tolérer davantage. Un manque de fibres ralentit le transit intestinal et peut entraîner une constipation. Dans ce cas, les animaux peuvent instinctivement rechercher des matières fibreuses pour se soulager.

Les carences minérales peuvent également déclencher le comportement de broutage, mais c'est extrêmement rare. On l'observe généralement chez les animaux nourris avec des aliments déséquilibrés et faits maison. Les carences minérales sont presque toujours inexistantes chez les animaux nourris avec des aliments complets et équilibrés.

En conclusion, les carences nutritionnelles n'expliquent pas le comportement de broutage chez tous les animaux, mais elles peuvent constituer un facteur important chez certains individus. Si ce comportement s'améliore suite à des modifications de l'alimentation, cela suggère qu'il pourrait être lié à une carence.


Risques parasitaires et bactériens chez les animaux de pâturage en plein air

Les chats et les chiens qui errent librement à l'extérieur risquent d'entrer en contact avec de nombreux parasites et bactéries en cherchant de l'herbe. On trouve des œufs de parasites, des bactéries fécales et divers agents pathogènes environnementaux à la surface des plantes dans les rues, les parcs et les jardins. L'ingestion de ces agents pathogènes peut entraîner divers problèmes de santé chez les animaux, allant des troubles digestifs aux infections systémiques.

L'un des risques les plus fréquents est la présence d'œufs de nématodes, d'ankylostomes et de trichures dans l'environnement. Ces œufs peuvent survivre longtemps, notamment dans les sols et les herbes souillés par des matières fécales. Les chiens et les chats peuvent être infectés en mâchant ou en léchant de l'herbe contaminée. En cas d'infestation parasitaire interne, l'animal peut présenter un gonflement abdominal, une perte de poids, de la diarrhée, des vomissements, une faiblesse et des selles glaireuses.

Les infections bactériennes représentent également un risque sérieux. Des bactéries telles que Escherichia coli, Salmonella et Campylobacter peuvent se développer sur l'herbe. Nombre de ces bactéries sont transmises par les matières fécales, et les surfaces herbeuses présentent un risque de contamination plus élevé, notamment dans les zones à forte concentration d'animaux errants. Lorsque les animaux consomment de l'herbe contaminée par ces colonies bactériennes, une gastro-entérite aiguë peut se développer. Cette affection se manifeste par des symptômes tels que vomissements, diarrhée, fièvre et perte d'appétit.

De plus, certaines surfaces herbeuses peuvent contenir des spores fongiques productrices de toxines. Ingérées, ces spores peuvent avoir des effets toxiques sur les systèmes nerveux et digestif. Les toxines fongiques sont particulièrement fréquentes dans les zones humides, et il est possible que les animaux réagissent même à l'odeur de renfermé de l'herbe, ce qui les incite à en consommer.

Le fait de chercher de l'herbe à l'extérieur augmente également le risque d'ectoparasites. Des parasites tels que les tiques, les puces et les acariens peuvent se cacher à la surface de l'herbe, se fixer à la peau de l'animal et provoquer des maladies locales et systémiques.

En conclusion, le contrôle des déplacements des animaux qui tentent de paître à l'extérieur, la sélection de zones sûres et les traitements antiparasitaires réguliers sont essentiels pour réduire le risque de parasites et de bactéries.

Suggestions pour réduire le comportement de broutage de l'herbe

Bien que le fait de manger de l'herbe soit souvent considéré comme naturel, il peut être nécessaire, dans certains cas, de le réduire. Cela est particulièrement important pour la santé des animaux vivant dans des environnements où poussent des plantes toxiques, de ceux qui errent librement à l'extérieur ou de ceux qui vomissent fréquemment.

La première étape pour réduire ce comportement consiste à adapter l'environnement. Les plantes toxiques doivent être complètement éliminées à l'intérieur, et à l'extérieur, il faut veiller à ce que l'animal n'ait accès qu'à des zones sans danger. Cultiver du gazon sans danger à l'intérieur peut satisfaire son besoin d'herbe naturelle, réduisant ainsi sa tendance à brouter des plantes toxiques à l'extérieur.

L'alimentation est également un facteur important. Si les besoins quotidiens en fibres de l'animal ne sont pas entièrement couverts par une alimentation de qualité, cela peut accentuer son comportement de broutage. Dans ce cas, l'utilisation de compléments de fibres ou d'aliments faciles à digérer, recommandés par un vétérinaire, peut contribuer à contrôler ce comportement.

L'enrichissement du milieu réduit considérablement la sévérité des comportements problématiques, notamment chez les chats domestiques. Les griffoirs, les jouets, les jeux interactifs, les tunnels et les aires d'escalade satisfont leurs instincts naturels. Chez les chiens, les promenades régulières, le jeu, l'entraînement olfactif et les activités d'éducation canine contribuent à améliorer leur bien-être comportemental.

Il est également crucial de réduire les facteurs de stress. Le stress peut augmenter et le comportement de broutage de l'herbe peut devenir plus fréquent dans des situations telles que le bruit à la maison, un déménagement, des changements au sein de la famille ou l'arrivée d'un nouvel animal de compagnie. Par conséquent, réduire les facteurs de stress environnementaux, maintenir la routine de l'animal et lui offrir une interaction sociale suffisante contribuera à diminuer ce comportement.

Enfin, si ce comportement est dû à une maladie sous-jacente, il convient de la traiter. Chez les animaux atteints de gastrite, d'infections parasitaires ou de maladies intestinales chroniques, le comportement de consommation d'herbe diminue naturellement une fois la maladie soignée.

Autonomie et contrôle des animaux domestiques en extérieur

Laisser les animaux domestiques se promener en toute sécurité à l'extérieur réduit considérablement les risques qu'ils broutent l'herbe. Une surveillance attentive est nécessaire pour suivre leurs déplacements, les endroits qu'ils reniflent et les plantes qu'ils consomment. Les engrais chimiques, les herbicides et les pesticides utilisés dans les parcs et les jardins peuvent provoquer des intoxications graves. Il est donc important de connaître l'historique des traitements chimiques des zones où les animaux domestiques sont autorisés à se promener, ou de choisir des zones sûres.

Les chiens ont tendance à renifler différentes plantes pendant les promenades. Bien que ce soit normal, il est recommandé de contrôler ce comportement s'il est observé. Garder la laisse courte, s'éloigner des zones où poussent des plantes dangereuses et concentrer l'attention du chien sur la promenade peuvent réduire ce comportement.

Le risque est plus élevé si les chats ont accès à l'extérieur. Comme on ignore quelles plantes ils fréquentent, leur comportement de consommation d'herbe peut devenir incontrôlable. Par conséquent, des promenades encadrées, l'utilisation de cages sécurisées ou de jardins clos (comme les enclos extérieurs pour chats) permettent de réduire à la fois la consommation de plantes et le risque d'infestation parasitaire.

Les activités en extérieur comportent également un risque de blessure. Les herbes piquantes, les épines et les plantes acérées peuvent blesser la muqueuse buccale de l'animal. Il est donc important de vérifier régulièrement les itinéraires de promenade et d'éviter les zones à végétation dangereuse.

Enfin, l'application régulière d'antiparasitaires est essentielle pour la lutte contre les parasites en extérieur. Dans les zones à haut risque de parasites externes, l'utilisation de produits protecteurs contre les puces, les tiques et les acariens par les animaux en liberté réduit le risque d'infections secondaires liées au pâturage.

Le comportement consistant à manger de l'herbe est-il normal ? À quelle fréquence est-il considéré comme normal ?

Manger de l'herbe est un comportement parfaitement normal chez les chats et les chiens, dans certaines limites. De nombreux animaux en bonne santé peuvent présenter ce comportement brièvement, quelques fois par semaine. C'est particulièrement fréquent chez les chiens et cela n'indique généralement aucun problème de santé.

Manger de l'herbe est un comportement relativement rare chez les chats, mais sa fréquence peut augmenter en fonction de la disponibilité de l'herbe. De nombreux chats ayant accès à de l'herbe en toute sécurité à l'intérieur présentent régulièrement ce comportement. Pour que ce comportement soit considéré comme normal, il est important que les autres fonctions corporelles de l'animal soient normales. Autrement dit, si l'animal a un bon appétit, des selles régulières, n'est pas léthargique et ne vomit pas constamment, alors manger de l'herbe est parfaitement normal.

Les situations où un comportement doit être considéré comme anormal varient. Si l'animal mange de l'herbe quotidiennement, s'il recherche de l'herbe dès qu'il sort, s'il la dévore comme s'il était affamé, ou s'il vomit fréquemment, il convient d'examiner ces comportements. Ils peuvent indiquer des problèmes tels que des troubles digestifs, des infections parasitaires, un reflux gastro-œsophagien, une gastrite ou la présence d'un corps étranger dans son organisme.

Certains animaux peuvent consommer de l'herbe plus fréquemment lorsqu'ils sont stressés. Des changements dans l'environnement domestique, le fait d'être laissé seul, l'arrivée de nouveaux animaux ou des modifications des habitudes peuvent accroître la fréquence de ce comportement. Dans ce cas, ce comportement peut être temporaire, mais il nécessite tout de même d'être observé.

En conclusion, le fait de manger de l'herbe est tout à fait normal à une certaine fréquence et intensité. Une consultation vétérinaire est nécessaire si ce comportement s'aggrave ou si des signes cliniques apparaissent.


Quel type de comportement alimentaire lié à la consommation d'herbes dépasse la norme ?

Bien que le fait de manger de l'herbe soit considéré comme parfaitement normal jusqu'à un certain point, il peut, dans certains cas, dépasser les limites normales et révéler une maladie sous-jacente ou un trouble du comportement. Ce comportement normal est généralement de courte durée et se manifeste à intervalles réguliers. Lorsque l'animal sort, il broute quelques minutes puis reprend ses habitudes. Si l'on observe que l'animal recherche de l'herbe de manière obsessionnelle à chaque fois qu'il sort, ou qu'il la consomme rapidement et en grande quantité dès qu'il en trouve, ce comportement est considéré comme anormal.

L'un des premiers signes d'un comportement anormal est la fréquence des vomissements. Si des vomissements occasionnels sont normaux, des vomissements quasi systématiques après avoir mangé de l'herbe peuvent indiquer des problèmes plus graves comme une gastrite chronique, un ulcère à l'estomac ou une pancréatite. Des vomissements répétés après avoir mangé de l'herbe témoignent d'une irritation persistante du système gastro-intestinal.

Chez certains animaux, le comportement consistant à manger de l'herbe devient persistant. Si de l'herbe pousse à l'intérieur, l'animal peut tenter de la mâcher à toute heure de la journée ou manifester un intérêt excessif pour toutes les plantes extérieures. Il peut s'agir d'un trouble du comportement ou d'une réaction au stress. Ce comportement compulsif est particulièrement fréquent chez les chats d'intérieur qui manquent de stimulation environnementale.

Si votre animal commence à manger des plantes d'intérieur, c'est un autre signe important. Un animal qui grignote constamment les feuilles de fleurs et de plantes ornementales peut souffrir de quelque chose de plus grave qu'une simple curiosité ; il pourrait s'agir d'un problème plus sérieux. De plus, ce comportement doit être surveillé car il augmente le risque d'ingestion de plantes toxiques.

Enfin, le comportement de consommation d'herbe n'est pas normal s'il s'accompagne de changements d'appétit, d'une perte de poids, de selles anormales, de douleurs abdominales, d'agitation ou d'une soif excessive, et nécessite une évaluation clinique.

Confondre les vomissements avec la consommation d'herbe

Chez les chats et les chiens, les vomissements sont parfois confondus avec l'ingestion d'herbe, car de nombreux animaux ont tendance à vomir peu après en avoir consommé. Cependant, l'ingestion d'herbe n'est pas la seule cause de vomissements. Certains animaux recherchent instinctivement de l'herbe juste avant de vomir, ce qui peut prêter à confusion. En réalité, l'animal ressent d'abord des nausées, puis mange de l'herbe pour se soulager, et enfin vomit. Ce processus en trois étapes explique la confusion.

L'ingestion d'herbe contribue aux vomissements par stimulation mécanique. Les fibres d'herbe stimulent la muqueuse gastrique, augmentant les contractions de l'estomac et pouvant déclencher le réflexe de vomissement. Ce mécanisme est particulièrement efficace pour expulser les boules de poils qui s'accumulent dans l'estomac. Les chats sont donc plus enclins à manger de l'herbe pour se débarrasser de ces boules de poils.

Cependant, les vomissements peuvent survenir même si l'animal n'a pas mangé d'herbe. De nombreux facteurs peuvent en être la cause, comme l'ingestion d'un corps étranger, de parasites, d'aliments avariés, d'infections virales ou d'un excès d'acidité gastrique. Par conséquent, l'idée qu'« il a vomi parce qu'il a mangé de l'herbe » n'est pas toujours exacte.

Certains animaux se lèchent excessivement la bouche, salivent abondamment ou errent sans but avant de vomir. Ces comportements indiquent que la nausée a commencé avant qu'ils ne consomment de l'herbe. Dans ce cas, la consommation d'herbe constitue simplement un mécanisme de soulagement instinctif propre à cette espèce.

L'important est de faire la bonne distinction. Si l'animal mange constamment de l'herbe et vomit après chaque repas, le problème ne vient pas de l'herbe, mais plutôt d'une possible maladie sous-jacente. Si les vomissements deviennent chroniques, un examen vétérinaire est absolument nécessaire.

Sources alternatives de fibres pour les chats et les chiens

L'un des moyens les plus efficaces de réduire le comportement de consommation d'herbe chez l'animal est de répondre correctement à ses besoins en fibres. Certains chats et chiens se tournent vers les plantes d'extérieur pour réguler leur système digestif en raison d'un apport insuffisant en fibres. Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les animaux vivant seuls, ayant une activité physique réduite ou nourris principalement avec des croquettes.

Les aliments commerciaux de haute qualité pour animaux de compagnie contiennent généralement suffisamment de fibres. Cependant, certains animaux tolèrent mieux les fibres pour réguler leur transit intestinal. Dans ce cas, des compléments alimentaires de fibres peuvent être utiles. Les sources de fibres naturelles telles que la purée de potiron, les pommes de terre bouillies, les flocons d'avoine, le psyllium et la pulpe de betterave peuvent réguler le système digestif et réduire le comportement de broutage.

La formation de boules de poils chez le chat peut être due à un déséquilibre de l'apport en fibres. Il est donc possible d'utiliser des pâtes à base de malt, des aliments réduisant la perte de poils ou des compléments alimentaires contenant des fibres prébiotiques. Les fibres facilitent le transit intestinal et diminuent le risque de vomissements.

La compote de pommes non sucrée, les carottes, les courges et les légumes à feuilles vertes sont d'excellentes sources de fibres pour les chiens. Cependant, tous les compléments de fibres ne conviennent pas à tous les animaux. Chez certains, un excès de fibres peut provoquer des gaz, des ballonnements ou de la diarrhée. Il est donc important que l'administration de compléments de fibres soit encadrée par un vétérinaire.

En conclusion, un apport suffisant en fibres contribue à maintenir l'équilibre du système digestif et réduit naturellement la fréquence du comportement de consommation d'herbe.

Comment les vétérinaires évaluent-ils le comportement alimentaire des animaux qui mangent de l'herbe ?

Les vétérinaires évaluent le comportement de consommation d'herbe non pas comme un problème isolé, mais comme un élément de l'état de santé général de l'animal. La première étape consiste à déterminer la fréquence et les conditions d'apparition de ce comportement. Ils se demandent notamment si l'animal consomme de l'herbe uniquement à l'extérieur, s'il a tendance à manger des plantes à l'intérieur et si des vomissements ou de la diarrhée suivent ce comportement.

Lors de l'examen clinique, la région abdominale est palpée afin de déceler toute douleur, accumulation de gaz ou sensibilité au niveau du tube digestif. Le comportement général de l'animal, son appétit, sa consommation d'eau et ses habitudes de défécation sont également des éléments importants de cette évaluation.

Pour exclure toute maladie sous-jacente, le vétérinaire peut prescrire des analyses de sang, un examen des selles et, si nécessaire, des examens d'imagerie comme des radiographies ou des échographies. La présence de parasites internes peut être rapidement détectée par un examen des selles. Les radiographies et les échographies sont essentielles en cas de suspicion d'occlusion intestinale, de corps étrangers ou de troubles gastriques chroniques.

L'analyse nutritionnelle constitue également une partie importante du processus d'évaluation. On examine le type d'aliments consommés par l'animal, leur teneur en fibres, le rythme d'alimentation et la consommation d'eau. Chez certains animaux, un apport supplémentaire de fibres peut atténuer les troubles du comportement, tandis que chez d'autres, un traitement médical peut s'avérer nécessaire.

Enfin, le vétérinaire prend également en compte les facteurs comportementaux. Il examine si des situations comme le stress, l'anxiété, des carences environnementales ou l'isolement social déclenchent le comportement de l'animal consistant à manger de l'herbe. Des modifications comportementales sont recommandées au besoin. Pourquoi les chats et les chiens mangent-ils de l'herbe ?


Sources

  • Association américaine de médecine vétérinaire (AVMA)

  • L'Association internationale féline (TICA)

  • Association mondiale des vétérinaires pour petits animaux (WSAVA)

  • Clinique vétérinaire Mersin Vetlife – Ouvrir sur la carte : https://share.google/XPP6L1V6c1EnGP3Oc

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